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Le débat sur l'installation de caméras de vidéosurveillance dans les parties communes des immeubles d'habitation a été relancé en Espagne, divisant les copropriétaires et suscitant des controverses devant les tribunaux. Si certains défendent cette mesure comme un outil essentiel pour garantir la sécurité et protéger les espaces communs, d'autres la considèrent comme une atteinte directe à la vie privée des résidents.
🔒 Sécurité, contrôle et coexistence : la position favorable
De plus en plus de copropriétés optent pour l'installation de systèmes de vidéosurveillance aux entrées, garages, locaux de stockage et parties communes, face à la recrudescence des vols, du vandalisme et des squats. « Ces caméras ont un effet dissuasif et permettent également d'identifier les responsables en cas d'incident », explique Soledad Gómez, présidente d'une copropriété à Carabanchel, où six caméras ont été récemment installées suite à plusieurs cambriolages de garages.
L'installation est généralement approuvée lors d'une réunion de l'association des propriétaires, appuyée par des décisions telles que la récente décision de Cour suprême, qui a approuvé sa légalité à condition que certaines limites soient respectées : informer les voisins, éviter d’enregistrer des zones privées telles que les portes ou les fenêtres et ne pas conserver les images plus longtemps que la durée autorisée.
« C’est une question de coexistence. Si nous payons tous les dommages, nous devrions aussi décider ensemble comment nous protéger », ajoute Gómez.
👁️ 🗨️ Droit à la vie privée : ceux qui s’y opposent
En revanche, de nombreux habitants rejettent ces installations, les considérant comme une atteinte à leur droit à la vie privée. María López, résidente d'un immeuble du quartier d'Usera, a entamé une procédure judiciaire pour faire retirer les caméras qui enregistrent ses déplacements quotidiens : « Je ne devrais pas être filmée à chaque fois que je descends sortir les poubelles ou relever le courrier. Cela transforme notre immeuble en un véritable Big Brother. »
Des associations telles que Facua soit l'Agence espagnole de protection des données (AEPD) Ils ont mis en garde contre les risques liés à la mauvaise utilisation de ces technologies dans la sphère privée. Récemment, l'Agence espagnole de protection des données (AEPD) a infligé plusieurs amendes à des collectivités pour avoir installé des caméras sans les garanties légales nécessaires ou pour avoir pris des images d'espaces publics sans autorisation.
⚖️ Un débat juridique et éthique non résolu
Bien que les tribunaux approuvent généralement ces installations lorsqu'elles sont justifiées par des raisons de sécurité et conformes à la réglementation, des conflits de voisinage persistent. Pour légaliser ces caméras, l'accord d'au moins 3/5 des propriétaires, et à condition que cela n'affecte pas de manière disproportionnée les droits individuels.
L'avocat spécialisé dans la protection des données, Jaime Álvarez, résume ainsi le dilemme : « La sécurité est importante, mais elle ne saurait justifier la violation de la vie privée des personnes à leur domicile. Il nous faut trouver un équilibre raisonnable et transparent. »
📊 L'opinion publique divisée
Selon une récente enquête du CIS, 57 % des Espagnols Il est favorable à l'installation de la vidéosurveillance dans les complexes résidentiels, tandis que 38 % le rejettent parce que cela était considéré comme excessif.
Avec des affaires portées devant les tribunaux, des affrontements lors de réunions de quartier et des débats enflammés sur les réseaux sociaux, la controverse sur les caméras dans les espaces communs semble loin d'être résolue en 2025.
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